Collaboration
d'envergure pour découvrir la cause des maladies
articulaires inflammatoires ainsi qu'un remède pour
ces dernières
TORONTO, le 14 mai 2004
- Des meneurs en recherche médicale ainsi que des
cliniciens, des responsables des orientations politiques,
des consommateurs (des patients) et des représentants
de l'industrie pharmaceutique se sont réunis à
Toronto pour identifier des priorités en matière
de recherche sur les maladies articulaires inflammatoires,
lesquelles touchent environ 300 000 canadiens.
Cette conférence, organisée par le Réseau
canadien de l'arthrite, l'Institut de l'appareil locomoteur
et de l'arthrite (IALA) des Instituts de recherche en santé
du Canada (IRSC) et la Société d'arthrite,
s'est révélé un excellent moyen d'identifier
des priorités pour la recherche axées sur
les patients, renforcer des partenariats existants et établir
de nouveaux réseaux.
Après la conférence, un groupe de travail
composé de vingt personnes représentant des
intérêts variés a été
chargé de faire une synthèse des suggestions
recueillies et de mettre au point un ensemble clair de priorités
pour la recherche. Le groupe continuera son travail jusqu'à
ce que les éléments les plus urgents aient
été identifiés clairement par consensus.
D'après le Dr Robert Inman, coprésident de
la conférence et rhumatologue au Toronto Western
Hospital : « cette liste de priorités nous
permettra d'orienter la recherche sur ce qui est important
pour les personnes atteintes d'une maladie articulaire inflammatoire.
Notre objectif est d'améliorer leur qualité
de vie. »
En ce qui a trait à l'identification des priorités
pour la recherche, le Dr Inman a précisé :
« le message est clair et net : nous devons concentrer
davantage nos efforts sur les besoins des enfants et des
patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou d'une
spondyloarthropathie. »
Une fois les priorités déterminées
d'un commun accord, la liste sera intégrée
à un appel de demandes à l'intention des chercheurs.
Les commanditaires du gouvernement et du secteur privé
pourront utiliser cette liste comme guide pour déterminer
l'orientation à venir en matière de recherche
sur ces maladies.
Plus de 160 participants ont participé à
la conférence, dont 38 consommateurs et parents d'enfants
chez qui on a diagnostiqué une maladie articulaire
inflammatoire. Ces personnes venant de partout au Canada
ont joué un rôle aussi important que les autres
intervenants dans le cadre de la conférence, et elles
ont partagé leurs idées pour la mise au point
de la liste de priorités pour la recherche.
D'après Logan Graham, neuf ans, qui vit quotidiennement
tout ce que l'arthrite juvénile comprend comme défis,
les chercheurs doivent « …trouver un remède
à l'arthrite. Si vous ne pouvez pas découvrir
de remède assez rapidement, je vous en prie, trouvez
une façon de stabiliser cette maladie assez longtemps
». Logan a participé à la conférence
à titre de fondateur de la fondation Children’s
Arthritis.
Comme Heather Howe, bénévole active au sein
de la Société d'Arthrite, a déclaré
: « Ne vous laissez pas leurrer par le manque d'applaudissements
pour les orateurs. La salle est remplie de personnes qui
vivent avec une maladie articulaire inflammatoire depuis
des années, voire des décennies ». Le
fait qu'applaudir puisse être trop douloureux pour
plusieurs personnes atteintes d'une maladie articulaire
inflammatoire n'est qu'un des nombreux exemples de la façon
dont leur vie a été transformée par
cette maladie. Pour certains, le simple fait d'ouvrir une
porte ou de couper leurs propres aliments est trop douloureux.
Selon la Dre Elizabeth Badley, de l'Université de
Toronto, « les restrictions auxquelles ces personnes
sont confrontées ont une incidence sur leur qualité
de vie et sur leur capacité de travailler. Chaque
année, l'arthrite coûte plus de 4 milliards
de dollars à l'économie canadienne. »
« Si nous voulons réduire la souffrance humaine
et les coûts liées aux maladies articulaires
inflammatoires, nous devons absolument collaborer »,
a affirmé le Dr Hani El-Gabalawy de l'Université
du Manitoba. À titre de coprésident de la
conférence et rhumatologue, il a également
fait remarquer que « nous devons faire circuler cette
information : les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire
des articulations ont intérêt à obtenir
un diagnostic ainsi que des traitements appropriés
le plus tôt possible. Plus de temps s'écoule
entre l'apparition des symptômes et l'application
d'un traitement efficace, plus de dommages seront causés
». Ce message a été réaffirmé
par plusieurs cliniciens et chercheurs qui ont participé
à la conférence.
Mary Kim, une bénévole dont la polyarthrite
rhumatoïde a été diagnostiquée
il y a 19 ans, a renchéri : « la douleur et
la raideur constante de mes articulations font qu'il m'est
difficile de me rendre au travail. Mes mains sont si faibles
que je peux à peine tenir une fourchette. J'ai déjà
subi huit interventions chirurgicales pour mes articulations
et je n'ai que 44 ans. Si ce type de dommages est évitable,
nous devons faire tout ce qui est possible pour éduquer
le public relativement à l'importance d'un diagnostic
précoce et pour accroître l'accès à
des médicaments appropriés. »
La conférence a également eu une incidence
sur la scène internationale. Robert Johnstone, président
d'Arthritis and Rheumatism International (ARI), a déclaré
qu'il était « (…) impressionné
par l'idée de tenir une conférence scientifique
comprenant une journée axée sur les patients.
J'ai l'intention de partager cette idée partout à
travers le monde. »
Pour en apprendre plus sur la conférence, veuillez
consulter le site Web www.frontiersconference.com. Pour
en apprendre plus sur l'arthrite, veuillez consulter le
site www.arthrite.ca.
Pour obtenir de plus amples renseignements
ou pour une entrevue, veuillez communiquer avec :
Vicky Henderson, directrice nationale des
communications, la Société d'arthrite,
416 979-7228, poste 353 ou vhenderson@arthritis.ca
-30-
À propos des hôtes
La Société d'arthrite est le seul organisme
sans but lucratif au Canada qui soit entièrement
voué au financement et à la promotion de la
recherche, des programmes sur l'arthrite et des soins aux
personnes atteintes d'arthrite pour les quatre millions
de Canadiens atteints de la maladie. Depuis sa naissance
en 1948, la Société a consacré des
millions de dollars à la recherche sur l’arthrite
en vue de mettre au point de meilleurs traitements et éventuellement,
de trouver un remède à cette maladie débilitante.
L’IRSC est le principal organisme fédéral
responsable du financement de la recherche en santé
au Canada. Il a pour mission d'exceller selon les normes
internationales reconnues d'excellence scientifique, dans
la création de nouvelles connaissances et leur application
en vue d'améliorer la santé de la population
canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de
santé et de renforcer le système de santé
au Canada.
L'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite de
l'IRSC appuiera la recherche visant à améliorer
la vie active, la mobilité et le mouvement, la santé
dentaire, et à étudier les causes, la prévention,
le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes
de soutien et les soins palliatifs relativement à
un large éventail de conditions liées aux
os, aux articulations, aux muscles, au tissu conjonctif,
à la peau et aux dents.
Pour réaliser sa vision, l'Institut de l'appareil
locomoteur et de l'arthrite (IALA) mettra l'accent sur trois
priorités de recherche:
1. Activité physique, mobilité et santé
2. Lésion, réparation et remplacement des
tissus
3. Douleur, incapacité et maladies chroniques
Le Réseau Canadien de l'arthrite est la porte d’entrée
pour la recherche et développement sur l’arthrite
au Canada. Pour les personnes atteintes d’arthrite,
le Réseau offre l’espoir d’une vie exempte
de douleur et d’incapacité. Le RCA est subventionné
par les Réseaux de centres d’excellence, le
programme phare de la science et de la technologie au Canada.
La mission du Réseau Canadien de l'arthrite (RCA)
est de faire en sorte que les chercheurs, l'industrie, les
consommateurs et le gouvernement puissent travailler en
partenariat de manière à favoriser la connaissance
et l'innovation, ainsi que leur mise en application, lesquelles
amélioreront la qualité de vie des personnes
atteintes d'arthrite et réduiront le fardeau que
la maladie leur impose; l'économie canadienne n'en
tirera que des bénéfices.
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