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Des chercheurs sont reconnus pour leur participation à l'avancement des connaissances dans le domaine des maladies et des affections de l'appareil locomoteur, de la bouche et de la peau

QUÉBEC, le 3 mars 2005 - Lors d'un forum tenu à l'Université Laval le 3 mars 2005 et réunissant des chercheurs et divers intervenants, l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA), qui est l'une des composantes des Instituts de recherche en santé du Canada, a fait connaître les noms des gagnants de son prestigieux prix « Recherche et Qualité de la vie ».

« Aujourd'hui », dit le Dr Cyril B. Frank, directeur scientifique de l'IALA, à mi-parcours de la décennie ostéo-articulaire, « il nous faut accroître nos efforts pour faire face au lourd poids économique (16,4 milliards de $) que représente le large éventail des troubles de l'appareil locomoteur, de la bouche et de la peau. Nos prix "Recherche et Qualité de la vie" ont été créés il y a deux ans pour reconnaître les travaux des chercheurs qui œuvrent dans les six domaines et sous les trois grands thèmes stratégiques qui visent l'éradication définitive de la douleur, de la souffrance et des incapacités engendrées par ces maladies et ces affections. »

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la dernière édition de Proceedings of the National Academy of Sciences. L’étude a été financée par un partenariat entre l’IRSC, l’IALA, la Société de l’arthrite et par le Réseau canadien de l’arthrite – membre des Réseaux de centres d’excellence fédéraux, le programme vedette du Canada en science et en technologie.

Voici les six gagnants des prix "Recherche et Qualité de la vie" de l'IALA pour 2004-2005 :

Le Dr Barry Sessle (grand gagnant), de la faculté d'art dentaire de l'Université de Toronto, cherche à préciser le rôle des territoires sensori-moteurs du cortex cérébral dans les mécanismes d'adaptation aux modifications du milieu buccal. Son travail conduira, il faut l'espérer, à de nouvelles techniques améliorées de réadaptation chez les sujets atteints de déficits sensori-moteurs de la sphère oro-faciale.

La Dre Lucie Germain, de la chaire de recherche du Canada dans le domaine des cellules souches et du génie tissulaire de l'Université Laval, a entrepris une étude de la régénération de la peau humaine et des mécanismes de la différenciation post-natale des cellules souches. L'un des objectifs à long terme de cette étude est de comprendre comment les cellules souches peuvent être employées pour faciliter la thérapie génique, étude qui pourrait conduire par ailleurs à de nouvelles façons de traiter les maladies héréditaires.

Le Dr Jeff Dixon et ses collaborateurs de l'Université Western Ontario, se proposent d'examiner les voies par lesquelles les nucléotides extracellulaires agissent, par l'intermédiaire des récepteurs de nucléotide P2, et régissent les activités des ostéoclastes (qui détruisent l'os) et des ostéoblastes (qui fabriquent l'os). Ce travail pourrait déboucher sur la mise au point de nouveaux médicaments capables de prévenir la destruction des os et de favoriser la formation de ceux-ci dans l'ostéoporose et les maladies inflammatoires des os.

Le Dr Jérôme Frenette, de l'Université Laval, étudie pour sa part les conséquences de l'immobilisation ou de l'absence de gravité sur les muscles striés. Cette recherche devrait conduire à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels sont recrutées les cellules inflammatoires et du rôle que jouent les leucocytes dans les lésions musculaires, ce qui pourrait mener à la reconnaissance de nouvelles molécules capables de prévenir les dysfonctionnements des muscles. Cette recherche est également prometteuse pour ce qui est du traitement de l'atrophie et des troubles fonctionnels du muscle.

Le Dr Graham King et le Dr Jim Johnson, de l'Université Western Ontario, ont conçu un programme détaillé d'étude des mouvements et de la stabilité du coude et de l'avant-bras. Grâce au dispositif qu'ils ont mis au point pour le membre supérieur, ils feront le bilan des maladies courantes des tissus mous et des os ainsi que des techniques insuffisamment comprises de reconstruction du coude. Les résultats de leur travail devraient contribuer à une meilleure compréhension des troubles du membre supérieur, ce qui devrait déboucher sur des traitements aux patients plus efficaces.

Le Dr James Wright, attaché à l'Hospital for Sick Children de Toronto, étudie la façon dont le sexe du malade influence le comportement du médecin lorsque celui-ci doit prendre une décision thérapeutique. Des hommes et des femmes affectés par l'arthrite de façon comparable sont dirigés vers des médecins qui doivent formuler leurs recommandations quant à une arthroplastie totale du genou. Cette étude a pour but d'accumuler les données nécessaires à la conception et à l'évaluation des stratégies à mettre en place pour améliorer les résultats des arthroplasties totales.

L'Université Laval est heureuse que deux de ses chercheurs, les Drs Lucie Germain et Jérôme Frenette, aient participé au forum des intervenants organisé par l'IALA et y aient reçu un prix « Recherche et Qualité de la vie ».

« La docteure Germain et le docteur Frenette sont des têtes d'affiche dans leur domaine », a déclaré Michel Pigeon, recteur de l'Université Laval, « et je salue leur succès qui contribue à faire de l'Université Laval un centre de recherche important. Mme Germain, par exemple, fait partie de LOEX, le plus important groupe de recherche du Canada dans le domaine des biotechnologies et l'un des premiers laboratoires dans le monde à s'intéresser, il y a vingt ans, à la reconstruction des organes par génie tissulaire. »

A l'Université Laval, la recherche constitue une partie importante de la mission confiée à chacune des facultés et des écoles. L'Université Laval se classe au cinquième rang des universités du Canada pour ce qui est des subventions à la recherche (287 millions de dollars en 2003). Elle abrite 125 centres de recherche et environ 1 100 de ses professeurs reçoivent des bourses de recherche.

Les Instituts de la recherche en santé du Canada (IRSC) constituent l'agence fédérale la plus importante dans le domaine de la recherche en santé. L'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite, qui est une composante des IRSC, a pour but de favoriser l'activité physique et la qualité de vie en éradiquant la douleur, la souffrance et les incapacités causées par un grand nombre de maladies, dont l'arthrose.

 

Renseignements : Doris Ward, Institut de l'appareil locomoteur et de
l'arthrite, 403 210-9899; Valérie Reuillard, Université Laval,
418 656-3952 ou 418 656-7785.

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